A L'OREE DU VENT, de Lou Courtois, lauréate Printemps des Poètes de l'AUBRAC 2025
- Gastine Musique

- 8 juin
- 1 min de lecture

Sous les souffles tièdes du matin,
La forêt s'étire, paisible écrin,
Le vent glisse entre les rameaux,
Chatouille l'écorce et les roseaux.
Ö ma terre, mon silence, mon vent ,
Ma lumière au soleil levant,
Même si la bise vient brusquement,
Je te garde en mon cœur battant.
Les parfums montent doux et légers,
Mêlant la brume, et la rosée,
Les feuilles dansent, frêles ballerines,
Sous les rayons d'or qui les calinent.
Ô ma terre, mon silence, mon vent,
Ma lumière au soleil levant,
Même si la bise vient brusquement,
Je te garde en mon cœur battant.
Le ruisseau bavarde entre les pierres,
Cueille la lumière, entre les fougères,
A son bord, viennent s'abreuver,
Puissants taureaux et cervidés.
Ô ma terre, mon silence, mon vent,
Ma lumière au soleil levant,
Même si la bise vient brusquement,
Je te garde en mon cœur battant.
Les sous bois vibrent, peuplés de songes,
Où le coucou lance ses mensonges,
Et d'un battement d'ailes effaré,
Les oiseaux timides vont se cacher.
Ô ma terre, mon silence, mon vent,
Ma lumière au soleil levant,
Même si la bise vient brusquement,
Je te garde en mon cœur battant.
Mais déjà s'avance, loin à l'horizon,
Une chaleur lourde comme un poison,
Le ciel s'assombrit de craquements,
Et l'air se tend, d'un feu grondant.
Ô ma terre, mon silence, mon vent,
Ma lumière au soleil levant,
Même si l'orage vient brusquement,
Je te garde en mon cœur battant.






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